La famille longet

05 mai 2009

changement de date pour la fête de retour

Bonjour à tous

Il y a un petit changement pour notre fête de retour dans le jardin : On ne va pas la faire en mai mais le samedi 13 juin, midi-minuit. D'ici là on aura récupéré le jardin, la maison avec les toilettes, les couverts à salade au fond du cabanon et avec un peu de chance les cerises seront à point.

Si vous tenez pour l'occasion à vous fendre d'une poire, d'une botte de radis ou d'une bouteille de savagnin du Jura, ça ne nous pose pas de problème. Aucun souci non plus si vous venez juste avec votre sourire, et que vous le gardez en nous regardant nous empiffrer à votre santé.

Mais non, viens, fais pas la gueule, je disais ça pour rire. Tout le monde il va manger.

Si vous ne connaissez pas l'adresse, envoyez-nous un message, on vous la donnera. On ne la met pas sur le blog juste pour décourager les chômeurs et les fonctionnaires, mais vous, vous êtes normaux, vous pouvez venir. Si on ne s'est jamais rencontrés et que vous avez envie de venir, venez !

Si vous habitez très très loin, au Québec, à Paris, à Grandfontaine, en Colombie, et que vous rechignez à claquer votre 7e mois (ou votre 13e pour ceux qui bossent à plein temps) juste pour ça, vous pourrez vous connecter sur skypeadvancedthebruitandtheodeur, et pofiter comme si vous y étiez des relents de merguez crâmée et des blagues de cinquième.

voilàvoilà, c'est dit. Comme vous pouvez le voir ce n'est ni l'intelligence ni la classe qui m'étouffent aujourd'hui. On peut pas être toujours au top.

Sinon, si vous connaissez quelqu'un qui propose un boulot facile et bien payé, faites-nous signe. C'est pas pour moi c'est pour ma femme.

bises

antoine

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12 avril 2009

Réserve Tingana, alto Mayo, haute Amazonie

Avec toute la famille, et ma maman et ma tante Isabelle, nous étions venus passer deux nuits dans cette réserve de foret inondable, gérée par une association de quelques familles de paysans.

Un moment agréable et simple : des gens accueillants, des cabanes rustiques mais confortables, des repas exotiques mais pas deroutants, des caféiers, cacaoyers, bananiers, aguajes ; Des balades en canoe taille dans un tronc, quelques singes, des oiseaux, des racines qui se prennent pour des lianes (Ah oui c'est donc ça la foret inondable, des arbres à moitié sur la terre ferme et à moitié dans l'eau...). Parfait parfait, tout ça, une nature sauvage bien civilisée.

Tout de même, ma mère et ma tante sont allées faire un tour derrière le petit complexe touristique, entre les cases des habitants. Elles ont été frappées par leur dénuement.

Et puis voilà, un mois plus tard, je suis revenu seul faire quelques jours de volontariat, histoire de passer un peu derrière le décor...

La réalité quotidienne s'est superposée à la réalité touristique, pour commencer lentement, doucement.

Les allées et venues des habitants entre la réserve et leurs champs, et la ville où les enfants vont au collège et ou se tient le marché. Ça n'a l'air de rien, mais c'est quand même une heure de canoé et une autre de bus, quand les bus passent.

La litanie des groupes de touristes qui arrivent pour une demi-journée, qu'on aimerait (parfois) connaître un peu mieux, mais qui s'en vont déjà en envoyant des baisers. Quand ils ne parlent pas espagnol, la conversation se limite à des gestes et des sourires.

L'ennui de devoir cuisiner à chaque repas, sans pouvoir garder aucune nourriture d'un jour sur l'autre.

Les visites entre voisins, une ou deux fois par jour. On se réjouit de l'installation prochaine d'un nouveau, pour rompre la monotonie.

Rosy apprend à lire avec l'aide de son fils Anderson, 13 ans. Les enfants du coin font des courses en canoé.

La pêche, les poissons-chats qui couinent quand on les extrait du filet, et qui se débattent encore une fois éviscérés : "- Regarde Tonito, regarde leur vitalité. Les gens le savent ici, si tu les manges tu deviens résistant comme eux !      -Voui, voui (beuârp).

Et puis un soir, brutalement, est venue une autre réalité : la pluie, la grosse grosse pluie, le déluge.

Dans la pénombre enfumée de la cuisine en terre battue, on ne s'entend presque plus parler. Dehors, seules les grenouilles chantent, les oiseaux se taisent, le bec dans les plumes. Tel Goldorak, je traverse une cascade pour rejoindre ma cabane.

Le lendemain matin, il pleut encore. La forêt à peine visible délimite l'horizon. En dessous, la rivière a presque tout envahi, presque plus de terre ferme. Ce qu'il en reste n'est qu'une éponge ruisselante. Seul le milieu du ponton se maintient hors de l'eau.

Au dessus, le ciel liquide n'en finit pas de tomber. Tous les insectes se serrent sous les feuilles de bananier, les rares fous qui se hasardent au-dehors périssent broyés. Sortir poser les filets de pêche tient du biathlon 100 m nage libre / écopage de canoé.

A part ça, rien d'autre à faire que de regarder la pluie. Juan dit que c'est une bénediction, comme tout ce qui vient du ciel. Foi de charbonnier. J'ai jamais rien compris au charbon.

Je regarde la pluie. Dans une centaine d´heures je serai en France. Sacrée transition.

Eux, les gens de Tingana, recherchent des volontaires pour leur enseigner l'anglais, internet, construire un site web, et partager leur quotidien. Faites-moi signe si vous êtes intéressé(e).

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Vers midi la pluie s'est arrêtée. je suis parti 3 heures en canoé, seul avec les oiseaux, les singes, les loutres et les fourmiliers. J'avais l'impression de flotter entre les cimes des arbres engloutis. A d'autres moments je me faufilais, penché sous les branches couvertes de bromelias et d'orchidées. Et je me suis rappelé pourquoi j'étais ici.

bises, à bientôt dans le jardin (cf message précédent)

Antoine

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09 avril 2009

famille longet, le retour

coucou a tous
virginie et les garçons sont de retour en France depuis 2 semaines déjà après une semaine de vacances au pérou avec Mamie Siam et Isabelle fort sympathique et très agréables.
Après quelques journées et nuits agitées dues au décalage horaire et a l'excitation du retour, nous alternons vacances à la neige (les enfants ont découvert le ski et sont maintenant médaillés par l'école de ski du yeti; sisisi), a la campagne, petites bouffes en famille et entre amis, et visite de la capitale avec tata Chacha.
Tom a soufflé ses 6 bougies à la Rosière et Jules en soufflera 3 la semaine prochaine, au retour de son papa.
Antoine nous rejoint le 16 avril à Paris et après un crochet chez mathieu et roxanne dans l'Eure, retour a Nantes pour la rentrée des classes le 20 Avril. Bruno, Clarisse, Fabienne et leurs grands coeurs nous hébergent quelques semaines avant de retrouver notre petite maison du 107 rue d'Allonville.
Si tout va bien nous devrions ré-emmenager chez nous le WE du 8 Mai, avis aux déménageurs dans l'âme et aux heureux gardiens de notre literie et du mobilier encombrant....on vous délèste autour de cette date!
et puis comme il faut arroser ça,   on vous propose de nous rejoindre le samedi 16 Mai pour une petite bouffe dans le jardin, de midi a minuit, pour vous serrer fort dans nos petits bras musclés, vous retrouver avec bonheur, échanger blagues, nouvelles, brochettes, et derniers potins, découvrir les petites bouilles des bébé qui ont eu la bonne idée de rejoindre notre planète pendant notre absence et promis on vous épargne la soirée diapos!
Alors réservez dès à présent votre date, on vous attend nombreux de pied ferme avec votre sourire, et un plat et une bouteille a partager.
on vous embrasse et on a hate de vous retrouver tous
virginie

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15 mars 2009

fin du suspense

Allez, relâchez-vous. Finalement on rentre comme prévu en avril. Trop chers le visa et le changement du billet d'avion. On sera en mai dans la maison si tout va bien. Dès que c'est possible on organise une grosse chouille dans le jardin. alors, gardez l'oeil ouvert et déployées les esgourdes, on vous prévient par le blog dès qu'on est sûr de la date.

L'aventure continue...

bises

antoine

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07 mars 2009

en route

voila on est en route pour le Pérou, retrouver ma maman et ma tante en vacances.

le coeur gros de quitter la colombie.

Comme par hasard c'est maintenant que l'on rencontre des tas de gens, Rosamaria qui vit entre le Quebec, Trigana et Guarne pres de Medellin, Karen et Camilo à Cali, deux architectes qui tentent de d'utiliser les matériaux et l'organisation indienne dans les constructions,

et pour couronner le tout, on se retrouve nez à nez à Quito avec Moï, un indien Huaorani, responsable de projets dans sa communauté, qui accueille des volontaires. Nous l'avions sollicité au début de notre voyage, mais les enfants étaient trop petits alors. Maintenant ça paraît possible, sauf que virginie a déjà son billet d'avion, que notre visa en Equateur expire, que Tom veut renter...

Hésitations, second thoughts et plans sur la gomette...

suite au prochain épisode

de nouvelles photos dans l'album Trigana

bisous

antoine

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02 mars 2009

Trigana, à l'ouest d'Utopie

bonjour
on vient de passer 3 semaines pres de la frontiere entre la Colombie et le Panama, baie de Trigana, limite de la foret du Darien.
Petits villages de pecheurs et d'agriculteurs, pas de route, des pistes, pas de voitures, des mules et des chevaux, pas de vaches, des zébus.
La foret qui deboule de la montagne à cougourdes rabattues et qui vient se jeter dans la mer, la mer qui ronge la plage, abat les arbres a pain, charrie des bois flottés aux formes psychédéliques.
La foret pleine de bestioles, singes hurleurs, capucins, fourmis, fourmiliers, pitites grenouillettes colorées toutes mignonnes et super poison, gros serpents siffleurs venimeux et tres tres pas gentils, oiseaux de toutes les couleurs...
Le paradis, encore, quelle routine...

Ce petit recoin du monde est accessible seulement par une heure de bateau-bus, qui te jette sur la plage trempé et pantelant, avec les restes de ton coccis dans la main. Ici se côtoient des noirs et des métis, dans les villages, des indiens dans la foret, et des blancs échoués volontaires.
Son isolement en fait un lieu de rendez vous pour toutes sortes d'utopistes (sans aucune connotation négative), de refaiseurs de monde, de gens qui ne se retrouvent pas dans la norme étiquetée du bon citoyen consommateur, de rêveurs aux mains calleuses, d'inventeurs de nouvelles façons de vivre. des gens qui résonnent dans notre quête.

d'abord, une famille, Myriam et Rodrigo et leurs enfants, qui se sont créé leur maison en papier, et qui s'efforcent de vivre en autonomie, en produisant matériels, énergie, nourriture, artisanat, habits,... Ils habitent le Domo (leur maison est géodésique) et sont connus comme le loup blanc. Ils reçoivent qui veut venir leur rendre visite, prennent le temps de partager une conversation, font l'effort d'être attentifs à leur interlocuteur.

Et  il y a aussi les gardiens de la réserve Sasardi. Aujourd'hui, 5 personnes qui habitent au milieu de la forêt, des anciens urbains, se sont organisés depuis 20 ans pour vivre au milieu des 60 ha de la réserve privée, pour en surveiller jalousement la virginité et accueillir des touristes et des volontaires. Quand ils trouvent le temps, les années où ils sont plus nombreux, ils réalisent aussi des projets écolo et sociaux avec les communautés indigènes environnantes... Mais supporter l'isolement du lieu n'est pas à la portée de tout le monde, et ils peinent en ce moment à étoffer leur effectif...

Et enfin, des personnes hors norme, dans le village de San Francisco, qui construisent leur maison au milieu de nulle part, qui viennent  rechercher la tranquillité, la forêt, la liberté de se consacrer à des activités dévaluées par le monde moderne, fabriquer son chocolat et ses eaux-de-vie, vivre au rythme de la nature, prendre le temps...

la rencontre de toutes ces personnes nous a beaucoup inspiré. et aussi apprendre a se promener en sandales dans la forêt, se baigner dans la cascade au milieu de la jungle (Tom sait nager maintent, sans brassards), cueillir le maïs, préparer des repas avec les aliments disponibles, construire un escalier sans l'aide de ciment...

D'autres utopistes arrivent aussi, d'un autre genre : ils s'appellent développement du département du Choco, connexion de la panaméricaine dans le Darien, extension du réseau de téléphonie mobile, défrichement pour developper l'élevage bovin. Bientôt ça sentira bon l'hydrogène sulfuré, c'est le progrès, dirait Nino Ferrer.

A bientôt, on rentre courant avril en France, l'aventure continue.
bisous
antoine

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07 février 2009

du nouveau

bonjour !

Quelques photos dans l'album Cartagena, et un nouveau message de Tom sur son site.

Bises à tous

antoine

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03 février 2009

Impressions de Cartagena de Indias

Quelques heures de deambulation solitaire.

Des remparts sur la mer, avec des canons contre les bateaux pirates. Au loin les tours empilees de la megapole. A la peripherie de la vieille ville coloniale, un joyeux bordel style africain, echoppes sur le trottoir, batiments delabres retenus par les cafards, ruelles et avenues encombrees de pietons, velos, taxis, bus et charrettes a mules.

Et puis la vieille ville, rues etroites abritees du soleil, balcons en bois, maisons peintes et fleuries. Un peu delabrees elles aussi, elles m'evoquent que tout finit par s'ecrouler, mais que t'en fais pas gamin, il nous reste encore un instant pour gouter la beaute. Un petit air de Cartagena Social Club.

Des terrasses de cafe, des librairies, des expos dans la rue, des musees. Ici les racines culturelles sont moins etouffantes qu'au Perou, les gens se sentent libres d'inventer.

Une foule lente et metissee. Par cette chaleur, qui se presse se liquefie, selon le theoreme du citron.

Impression agreable et sans doute fausse que le metissage ici est termine, que les traits et la couleur de chacun sont le fruit du hasard et d'une rencontre, et non un symptome de classe sociale, de violences recentes ou d'exode.

De la pauvrete aussi bien sur, et des malheureux en etat de manque, qui crient dans la rue. Mais pour une fois je regarde plutot l'endroit du decor.

Un petit moment de bonheur dans le parc du Centenaire, a observer la faune locale. Dans un arbre, un paresseux se dandine sur une musique sirupeuse ; Un iguane fait la gueule un peu plus loin, perche au dessus de passants ignorants de sa presence ; Des gamins nourrissent des ecureuils ; des petits singes ; Un attroupement autour d'un exorciste de rue ; Boire un cafe vendu a la sauvette, et discuter le bout de gras avec mes voisins, assis sur les murets du parc. Aaaahhh... Regarder passer les passants, m'attarder sur les beaux corps, les beaux cheveux, les chapeaux de paille, les demarches nonchalantes...

Le quotidien me rattrapera bien, je savoure l'instant en attendant.

Voila. Le soleil est vertical, la ville s'est videe, tout le monde ou presque est a l'ombre, de rares vendeurs ambulants proposent encore leurs rafraichissements qui doivent etre au bord de l'ebullition. Il est temps de se rapprocher du ventilateur de l'hotel.

je vous embrasse.

antoine

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02 février 2009

5 jours au paradis

Nous voici de retour du parc tayrona sur la cote caraibe de la colombie. vous pourrez admirer les paysages sur l album tayrona Apres une traversee epique en barque pendant laquelle nous avons bien cru perir par noyade, nous sommes arrives a Cabo san Juan, petit paradis pose dans un ecrin de jungle avec la mer des caraibes pour se rafraichir. bon les vagues etaient enormes par endroit et la baignade etait sportive, mais les paysages etaient a couper le souffle! Nous avons loge en hamac la premiere nuit puis sous la tente, et au programme balades sur la plage, balades dans la foret, decorticage de noix de coco, baignades, chateaux de sables et detente. Les enfants ont ete de vrais petits robinsons et se sont eclates. nous avons rencontre des francais bien sympathiques et passe 5 jours hors du temps. On n a rien d edifiant a raconter, juste du pur bonheur d etre dans un lieu de nature comme celui ci, mais on vous poste quelques rayons de soleil (sans les moustiques!!!) on est rentre sous la pluie a travers une jungle superbe, et dans la boue jusqu au genoux. Gracias bouillasse, on avancait avec precaution et on a vu plein d animaux! plein de bises a tous et a bientot pour de nouvelles aventures virginie et antoine

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23 janvier 2009

un nouvel album

bonjour

un nouvel album : san agustin

bises

antoine

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